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Rencontre avec Nino D’Introna, directeur du Théâtre Nouvelle Génération de Lyon.
Lyon, mardi 21 décembre 2004


Quels spectacles jeune public gardez-vous en mémoire, quels spectacles jeune public vous ont profondément touché ?

Le premier spectacle auquel je pense immédiatement c’est celui d’un clown polonais, Bolek Polìvka, vu lors d’un festival en Suisse. Il était en scène avec un enfant. Un spectacle d’une beauté, d’une tendresse exceptionnelle, que j’ai vu en 1979-1980 lorsque Dominique Catton faisait un festival jeune public. Je me suis posé alors pour la première fois la question de savoir jusqu’à quel point nous pouvons dire qu’un spectacle est pour jeune public. Les adultes étaient aussi bouleversés que les enfants. Un autre spectacle qui a touché ma sensibilité est L’Uniak monté par la troupe Les Deux Mondes, qui s’appelait alors Théâtre de la Marmaille. Ce spectacle donnait à voir des Inuits. Ils ont fait un spectacle très ludique : les spectateurs entraient dans un igloo. Je l’ai vu en 1983, je pense. Un autre spectacle qui pour moi a une sensibilité jeune public très forte, même s’il n’est pas jeune public, c’est un spectacle de Philippe Genty. J’aime son travail avec les objets, l’animation. Ce spectacle que j’avais vu au Théâtre de la Ville à Paris, se nommait, si je me souviens bien, « Voyageur Immobile ».
Mais je pense que le spectacle qui m’a le plus ému dans ma vie, le ou les spectacles qui m’ont le plus touché et qui me touchent encore, ce sont Pigiami et Robinson & Crusoé : ce sont mes deux fils. Je trouve qu’ils ont des éléments mythiques qui correspondent bien à l’âme, aux sentiments de l’homme.


Des créations, des textes que vous avez écrits ?

Le seul texte que j’ai écrit avec un crayon, Cahier de la méditerranée, relève d’un exercice que je n’avais jamais fait auparavant. Je me suis enfermé dans une chambre et j’ai écrit la dramaturgie, le texte, puis je l’ai modifié presque entièrement. Aussi préfèrerais-je parler à ce moment-là d’écriture scénique. Pour beaucoup de textes écrits, il s’agit d’adaptation en cours de travail, sur le plateau et à la maison : j’ai réalisé ainsi Kuore, Pinocchio Circus, Le Pays des aveugles, Gli Ultimi Giganti (« Les Derniers Géants »).
Je suis très humble vis-à-vis de la langue écrite, je pense que lorsque nous écrivons quelque chose, cela devient si figé, ce qui reste, que j’en ai peur. Aussi ai-je tendance à retarder le plus possible le moment où l’on fige le mot qu’on dit. J’ai un grand respect des gens qui sont capables d’écrire, moi je ne suis pas un écrivain, mais je suis un metteur en scène-écrivain-théâtral. La plupart des autres spectacles qui ne sont pas des adaptations, mis à part Pigiami (qui vient de recevoir en Italie le prix du répertoire) et Robinson & Crusoé, considérés comme deux grands mythes par beaucoup de personnes, j’ai travaillé à des écritures scéniques. Dans la tradition du Teatro Dell’Angolo à Turin, un théâtre né d’acteurs improvisateurs, poètes, je travaille sur-le-champ, sur l’immédiat, dans le processus de la création.
J’ai travaillé avec un dramaturge une fois, pour le spectacle Une Nuit et les mille, spectacle qui n’est jamais venu ici à Lyon. J’ai écrit ce spectacle avec Paola Mastrocola qui a gagné en Italie depuis peu le grand prix Campiello. J’ai l’honneur d’avoir travaillé avec elle à cette écriture. Mes autres collaborateurs, pour la majorité des cas, sont des metteurs en scène et des acteurs. Le dramaturge avec qui j’ai réalisé de nombreuses créations est Michel Belletante. Nous avons réalisé également des spectacles qui ne sont pas jeune public comme La Vérité toute la vérité.


Vous reconnaissez-vous une continuité dans la création de spectacles tout public et jeune public ?

Je pense qu’il y a toujours une continuité, malgré tout, dans nos spectacles créés, qu’ils soient tout public, jeune public… Mon maître spirituel quand j’avais 20 ans disait une chose assez vraie : « on raconte toujours la même histoire ». Je sais avoir certains tics, certaines obsessions que l’on retrouve dans nombre de mes spectacles : un journaliste avait écrit que dans mes créations on retrouve toujours les chaussures, les pieds, l’animation des objets, le manque, l’absence de quelqu’un. Peut-être s’agit-il de la recherche d’un frère. Pour le langage, je pense qu’il y a toujours une continuité, pour le thème, nous passons d’une chose à l’autre. Mais pour tous les spectacles créés et s’adressant aux adultes, les enfants ou les adolescents ont toujours pu y trouver du plaisir.


A présent, quelle est votre situation, au TNG et quelles sont vos envies ?

Je suis à présent dans une situation où je dois trouver un nouvel équilibre pour trouver un espace de liberté voué à la création. La direction d’un théâtre m’oblige à assumer d’autres rôles qui ne sont pas forcément créatifs. Je me retrouve face à un choix qui est celui de foncer dans le fonctionnement ou de me laisser plus d’espace pour la création, en calmant le jeu côté « fonctionnement ». Depuis que je suis ici, j’ai déjà réalisé une conférence de presse, une présentation de la saison, la saison, avec l’aide d’Annick Bajard et le hall du théâtre. Chacune de ces choses-là sont des actes artistiques à mes yeux et j’y tiens beaucoup. Chaque geste, selon moi, relève du fonctionnement ou de l’artistique. J’ai choisi ce parti pris-là : que chacun de mes gestes soit artistique. Je pense en effet que c’est la seule chose que je suis capable de faire. Même si l’on me dit que je suis un bon directeur, un bon politique, je ne me considère pas du tout un bon politique, ni un bon diplomate. Je me sens avant tout un créateur ; je ne suis qu’un instinct de la création, du cœur, du feeling, je choisis des gens pour leur feeling et non pour leur CV.
D’autre part, je suis un peu intimidé : je sais avoir à présent des moyens plus gros qu’avant, lorsque j’étais au Teatro Dell’Angolo. J’en étais le responsable, le directeur de la production. Je pouvais produire mais avec de grandes limites techniques et économiques. J’ai commencé à être fatigué de produire en Italie avec deux acteurs et demi. Peut-être pourrais-je me permettre de prendre le risque de réaliser des grandes productions, qui naturellement ne tourneront pas, mais des productions avec six, huit, dix acteurs, pourquoi pas. Et les équilibrer avec des productions plus petites, qui pourront être vendues, dans le marché jeune public, précisons-le. Dans le marché du théâtre adulte, les prix sont bien différents. Si dans le marché jeune public, nous disons que 1500 euros net, mis à part le voyage, c’est déjà le plafond, dans le théâtre pour adulte, nous allons directement à 5000 euros. Si des spectacles jeune public avec six, sept acteurs peuvent tourner, c’est souvent dans de très grosses structures. J’espère pouvoir faire ici des créations plus importantes, en espérant que des structures importantes puissent les accueillir comme celle de Dominique Catton qui est déjà une exception dans le panorama national et international. Pour beaucoup de structures italiennes jeune public c’est impensable de dépenser 3000 euros pour un spectacle.
Je suis dans cette période : je suis en train d’apprivoiser la maison, le public, le théâtre, l’équipe, les moyens. Je commence maintenant lentement à ouvrir les rêves du tiroir. Je souhaite avant tout réaliser des spectacles qui réunissent jeunes et adultes. Je n’oublie jamais que dans la salle il y aura des enseignants, des nounous ou d’autres personnes qui accompagnent des enfants.
J’aime donner à voir un double mouvement, dans un même spectacle, dans un même moment : regarder le futur et regarder le passé. Cette dynamique me plaît. Voir un enfant jusqu’à sa vieillesse, pour que chacun puisse y trouver quelque chose. Il n’y pas des histoires justes ou pas justes, c’est la forme dans laquelle nous nous adressons qui l’est ou pas. Dans la prochaine mise en scène que je ferai en mai, c’est l’histoire d’un père qui se retrouve avec son fils le soir, à la maison. Les adultes, comme les enfants, pourront lire ce qu’ils veulent dans cette dimension – celle d’un miroir déformé.


Vous auriez des projets autour des écritures, de l’écriture dramaturgique, scénique ?

Même si nous avons encore eu peu de temps pour y penser, nous envisagerions, avec Annick Bajard, la forme, le choix d’ateliers autour des écritures, des dramaturges. Mais mon idée personnelle est de travailler sur des textes qui peuvent naître. Ce qui m’intéresse : voir quelqu’un qui a envie de se mettre directement en question avec le public, en allant dans les classes, en restant avec les enfants pour un certain temps. Je pense que la personne qui écrit pour ce public-là, le jeune public, doit savoir pour qui elle écrit.
Nous pourrions aussi demander à des groupes d’acteurs de se réunir et de travailler avec un auteur et quelques personnes externes, du public. Avec un acteur de Madagascar, un acteur italien, danois, suisse, réunis sur un projet d’un mois pour construire un spectacle avec un dramaturge travaillant à partir des éléments de chacun. C’est plutôt comme cela que j’envisagerais le travail, la création. Avec aussi de nouveaux acteurs, ceux de l’ENSATT de Lyon notamment.
Nouvelle génération, je veux travailler avec de nouvelles énergies, sans rejeter bien entendu les vieilles. Que de nouveaux comédiens essaient de se mettre en danger, qu’ils puissent découvrir cette nouvelle relation. C’est se mettre en péril que de jouer pour un jeune public et c’est à faire. Il serait intéressant qu’un élève metteur en scène ou qu’un élève dramaturge puisse travailler ici. Que notre théâtre puisse l’aider à faire ses premiers pas pour le jeune public ou autre. Souvent les gens pensent que l’on passe par le jeune public pour aller aux adultes. Ce n’est pas nécessairement cela. J’ai fait presque uniquement du théâtre jeune public et je ne pense pas avoir une carrière réduite. De temps en temps j’ai eu besoin d’aller vers les adultes, mais pour revenir enrichi vers le jeune public. Une chose a nourri l’autre, je pense, mais il y a toujours de l’enfance dans mes spectacles.


Sauriez-vous me donner trois mots, adjectifs, verbes, substantifs peu importe, qui caractériseraient selon vous la situation du théâtre jeune public en Italie, en France et au Canada ?

Pour l’Italie, je dirais Perdità di identità (« perte d’identité »), recherche d’une nouvelle identité, et conflit, conflit entre une origine purement artistique et une réalité économique de marché.
Pour la France, je dirais que le théâtre jeune public est trop bavard. Je trouve effectivement belle la dynamique qu’il y a en Italie, pour le théâtre jeune public, et je trouve bien, du côté de la France, cette réflexion permanente – cette réflexion intellectuelle. J'aimerais être entre ces deux mouvements, avoir, dans le même temps, ces deux attitudes. Souvent, en Italie, il y a un manque de réflexion dans les projets, les créations, un manque de précision aussi au niveau de la recherche et du texte. Le théâtre jeune public italien pêche en étant trop axé sur l’image. Quelquefois, on dirait que le jeune public français oublie l’aspect ludique des choses, de la création, du théâtre, trop obsédé par la pédagogie, par le fait d’être utile.
Que l’on soit capable de donner en laissant au public la liberté de jouir, de jouer, de jouer en jouissant et vice versa ! Pourquoi n’y a-t-il pas cela ? A cause de la peur, de la peur de mal rentabiliser, de la peur des enseignants – il faut avoir un résultat pour les professeurs. L’enseignant a besoin d’un résultat bien sûr, cependant il doit comprendre qu’une heure de théâtre n’est pas la même chose qu’une heure de géographie. L’important : gagner la bataille en montrant qu’il y a des jeux ludiques et intelligents. Je veux essayer de faire cela. Faire un théâtre pédagogique malgré lui. Je ne veux pas faire un théâtre sévère, austère. Il ne faut pas oublier le sourire et l’envie de vivre des enfants.
Pour le Canada, je pense que le théâtre jeune public est très curieux et audacieux, sans trop de poids sur les épaules et quelquefois un peu trop naïf. Le Canada est le lieu du conflit entre le vieux et le nouveau monde. Les gens travaillent beaucoup. On ne peut comparer l’infrastructure et les moyens du Canada avec la France. C’est l’anarchie. C’est une lutte pour faire exister l’état social et donc pour faire exister ce qui appartient à tout le monde. Le territoire culturel est plus individualiste. La France oublie souvent qu’elle est un paradis culturel, une terre paradisiaque où il est possible d’avoir des moyens et de faire des choses avec.


Quelle est la question que l’on vous pose le plus souvent ?

On me pose très souvent la question « pourquoi le théâtre jeune public ? ». Je voudrais répondre aux gens : pourquoi pas ? Je suis fatigué de défendre le jeune public ; je veux renverser la question. Je désirerais que l’on me dise pourquoi pas. Se justifier de faire du théâtre jeune public est une lutte inutile. Le théâtre jeune public a été considéré (est considéré encore peut-être) comme une chose faite pour occuper les enfants. Si le théâtre jeune public est si peu considéré, cela est dû au simple fait que les enfants ne votent pas.

propos recueillis par Sabine Zaragoza, www.theatre-enfants.com


Biographie de Nino D’Introna

Nino d’Introna est né en Sardaigne, Italie, en 1955.
Il fait ses études théâtrales à l’Université de Turin, avec Gian Renzo Morteo, Giovanni Moretti, Roberto Tessari ; il rencontre J. Beck et le Living Theatre, J. Grotowski, enfin Meredith Monk : il participera à son spectacle « Quarry » (1976).
Co-fondateur, en 1976, de la coopérative « Teatro dell’Angolo », il participe dès lors à la création des grands succès de ce dernier, en qualité d’auteur, de comédien, de metteur en scène.
Depuis 1998 il est responsable artistique de la production :

• “PIGIAMI” (de N. D’Introna, G. Melano, G. Ravicchio) 1982, 900 représentations en Europe, U.S.A., Canada. Toujours en tournée. Prix Griffoni 33ème édition du jury pour la « Meilleure » Représentation Théâtrale, Italie 2003
• “ROBINSON & CRUSOE” (de N. D’Introna, G. Ravicchio) 1985, 700 représentations en Europe, U.S.A., Canada, Australie, Russie et joué par 100 troupes dans le monde. Prix Biglietto d’Oro Italiano, 1986. Prix du Meilleur Spectacle Étranger, Montréal 1987. Prix de la Meilleure Scénographie, Munich 1987. Toujours en tournée.
• “TERRA PROMESSA/ TERRE PROMISE” (de N. D’Introna, D. Meilleur, G. Melano, G. Ravicchio, M. Rioux) 1989, 400 représentations en Europe, U.S.A., Canada, Mexique, Vietnam, Chine, Japon. Prix ETI 1991. Prix de la Meilleure Conception Visuelle et Sonore, Canada 1989. Toujours en tournée.
• “LE PAYS DES AVEUGLES” (d’après H. G. Wells, de N. D’Introna) 1992, 120 représentations en Italie et en France. Prix ETI Mention Speciale, Rome 1994.
• “UNE NUIT ET LES MILLE” (de N. D’Introna et P. Mastrocola) 1993, 200 représentations en Italie, en France et en Suisse.
• “PINOCCHIO CIRCUS” (création et mise en scène de Nino D’Introna) 2000. Prix ETI Mention Speciale Rome 2001. Toujours en tournée.


Rencontre Robert Le Page pour la collaboration au projet “Les Plaques Tectoniques” à Montréal, Canada.


Dans les derniers années comme auteur ou metteur en scène pour le Teatro dell'Angolo :

• “SALVADOR” de S. Lebeau, mise en scène N. D’Introna et Barbara Dolza
• “CAHIER DE LA MEDITERRANÉE” création, mise en scène et interprétation N. D’Introna
• “MIRAD” de Ad De Bont, mise en scène N. D’Introna
• “UOMO NERO, VERDE, BLU” de G. Quarzo, A. Vivarelli, mise en scène N. D’Introna
• “CENDRILLON OU DE LA DIFFERENCE” de N. D’Introna et V. Zinola, mise en scène N. D’Introna
• “THÉATRON” création et mise en scène N. D’Introna, coproduction Teatro Stabile de Torino et Teatro dell'Angolo
• “KUORE” création et mise en scène N. D’Introna
• “CAINO E ABELE” création et mise en scène N. D’Introna
• “SMEMORAZ” de P. Jedlowski, mise en scène de N. D’Introna
• “ORSETTI” supervision à la mise en scène N. D’Introna
• “CAPPUCCETTI VAGABONDI” création et mise en scène N. D’Introna
• “GLI ULTIMI GIGANTI” de F. Place, mise en scène N. D’Introna
• “LE AVENTURE DEL RE ODISSEO” de S. Gindro, adaptation et mise en scène N. D’Introna. Prix Ossevatorio Dams, Festival Il Gioco Del Teatro, Turin 2004

Comme artiste indépendant travaille depuis 1991 en France, Italie, Suisse et Canada :

• “TARTUFFE” de Molière, mise en scène M. Belletante – (rôle – Orgon), France
• “DON JUAN” de B. Brecht, mise en scène M. Belletante – (rôle – Sganarelle), France
• “EZECHIEL” de A. Cohen mise en scène M. Belletante et Nino D’Introna – (rôle – Ezechiel) France
• “LA NUIT DES ROIS” de W. Shakespeare/M. Garneau, mise en scène D. Catton – (rôle – Feste), Théâtre Am Stram Gram de Genève, Suisse
• “PAPA ANGE” création et mise en scène N. D’Introna, Théâtre Am Stram Gram Genève, Suisse
• “LES ROSES DU DESERT” création et mise en scène N. D’Introna avec le chorégraphe M. H. Egayan – France
• “UN ANGE PASSE” création et mise en scène N. D’Introna, Théâtre Am Stram Gram de Genève, Suisse
• “BALADE POUR FANNIE ET CARCASSONNE” de L. Vaillacurt, mise en scène N. D’Introna, Théâtre des Confettis, Québec
• “LES CAPRICES DE MARIANNE” de A. de Musset, mise en scène de N. D’Introna et M. Belletante, France
• “LA VERITE TOUTE LA VERITE” création et mise en scène N. D’Introna et M. Belletante, France
• “EL CIMARRON” mise en scène N. D’Introna pour le Teatro Regio de Turin, Italie
• “CHICCHI D’AUTORE” mise en scène N. D’Introna pour le Festival d’Asti, Italie
• “LE PETIT VIOLON” de J. C. Grunberg, mise en scène de Dominique Catton et Christiane Sutter (Rôle – Léo), Théâtre Am Stram Gram de Genève, Suisse
• “GEORGE DANDIN” de Molière, mise en scène N. D’Introna et M. Belletante, France
• “LES DERNIERS GEANTS” de F. Place, mise en scène N. D’Introna Théâtre Am Stram Gram, Genève, Suisse
• “LA PANNE DU PERE NOEL” de P. Tarare, mise en scène N. D’Introna, France
• “SALTO NATALE – CHAMALEON”, co-mise en scène G. Caron et N. D’Introna, Nouveau Cirque Rolf Knie, Zurich, Suisse
• “ROSE MARIE” de J. Schumberger, mise en scène N. D’Introna, Turin, Italie
• “LA LOCANDIERA” de C. Goldoni, mise en scène N. D’Introna et M. Belletante, Amphithéâtre de Pont de Claix, France


Projet Actuel :
CIRQUE DU SOLEIL : Adjoint au metteur en scène Robert Le Page pour le projet MGM à Las Vegas, octobre 2003 – octobre 2004