Contact : Isabelle Hazaël
105 rue de paris
93100 Montreuil France
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Chargé/e de diffusion : Virna Cirignano
tel :06 66 91 90 54
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Type de lieux pour ce spectacle: Structures culturelles et festivals | Ecoles et centres de loisirs | chapiteau | crêches, structure petite enfance | Bilbiothèques

CONSTRUIT   COMME   UNE   PERFORMANCE   ENTRE    LITTÉRATURE    ET   ART  PLASTIQUE. 

Ce jour-là, Micamaca, l’illustre chat, est parti en ville faire son travail : sonner à la porte de celui qui est trop souvent visité par la tristesse et lui proposer de venir dans la forêt Maboule au Carré, car là-bas, au bout de quelques jours, tout va mieux. Dans cette forêt Maboule au Carré, on est libre de vivre avec ses différences. Un cheval trop bleu, un vieux lion, ancien artiste de cirque périmé, un ours qui ne sait pas dire autre chose que 'dom do dom', un lapin au cerveau plus rapide que l’éclair, un monstre au cœur tendre, et d’autres hurluberlus, échappent à la tristesse, inventent un monde où l’on aime à réfléchir, à débattre dans le vacarme et la bonne humeur. Un joyeux bazar pour résister à l’exclusion. 

Ervin Lázár a écrit Dom do dom ! en 1985, à une époque où, en Hongrie, il fallait déjouer la censure du régime. Les métaphores et l’humour, pour que la censure ne puisse s’accrocher à rien, donnent une jubilation très spectaculaire à son écriture.

Un conte, ça parle du passage de l’état d’enfant à l’état d’adulte.

Dom do dom !, ça parle du passage d’un monde dans lequel on est perdu à un monde dans lequel on a une légitimité, un monde dans lequel on est accepté tel que l’on est, on peut s’accepter soi-même, et on a envie d’accepter l’autre tel qu’il est.

Dom do dom !, ça parle du passage du monde de la solitude et de la tristesse à un monde où de l’on est joyeux et en bande.

Dom do dom !, ça parle de la solidarité pour résister au monde injuste et à la société conformiste, ça parle de la solidarité pour inventer un monde de liberté, une liberté qui permet de partager, de rire, de vivre.

Le spectacle est construit comme une performance  entre littérature et art plastique.

S’embarquer avec Dom do dom ! c’est l’envie de partager de la jubilation du texte d’Ervin Lázár. L’envie de regarder le monde autrement, d’y voir de la beauté, de l’élégance, la joie du quotidien. L’envie d’échapper à la tristesse. Qu’on soit différent, dépassé, périmé, décalé, trop idéaliste, amoureux déçu, dans la forêt Maboule au Carré, il y a de la place pour tout le monde, et sans que rien ne soit dit, très vite on se rend compte qu’on fait partie de la troupe, qu’on rit, qu’on est joyeux.

S’embarquer avec Dom do dom ! c’est s’embarquer avec les habitants de cette forêt. On les voit se débattre avec eux-mêmes, pour s’accepter, pour accepter les autres et réussir (l’amitié qui colore toutes leurs histoires) à former une vraie équipe. S’amuser. Aimer les autres avec leurs défauts. S’apercevoir peut-être qu’on nous aime, avec nos tares. Dans la forêt Maboule au Carré, il y a du jeu, des escroqueries, des vantardises, des attentions, de la solidarité, de la joie, du rire et quelques « dom do dom » prononcés, pour toute explication.

S’embarquer avec Dom do dom ! c’est aussi inclure le nouvel arrivant, comme s’il était là depuis toujours. 

Construire en cherchant la frontière réalité-fiction. Sur scène une conteuse et une scénographe, le protocole est affiché. Tout se fabrique à vue. Raconter l’histoire devient le prolongement du travail qui se faisait dans l’atelier de création.

Le point de départ de la scénographie : une platine, des disques vinyles, des personnages placés sur le bras de la platine qui avancent vers le centre du disque pendant qu’on entend les musiques, des dessins, des silhouettes, des lampes pour créer des ombres. La musique est composée uniquement avec des bruits de la forêt. Elle est gravée sur les vinyles qui deviennent aussi des objets de jeu.

Nous faisons le choix de la petite forme, de la proximité, de la petite jauge. Pouvoir embarquer le spectateur, créer une intimité, partager la ‘construction de la fiction’. Aller jusqu’à imaginer des dispositifs qui deviennent autonomes, pour les regarder, depuis la salle, avec le public.

Avec Isabelle Hazaël et Karine Lémery

Mise en scène : Isabelle Hazaël
D'après la traduction de Joëlle Dufeuilly
Éditions La Joie de Lire
Scénographie : Karine Lémery
Musique : Csaba Palotaï
Bruitages : Laure Arto
Chorégraphie : Edith Christoph
Lumière : Julien Bony
Affiche : Wladimir Anselme

Revue de presse :

Lamuse - Isabelle d'Erceville - novembre 2016

"FABLE MALICIEUSE ET POLITIQUE. ADAPTATION ARTISTIQUE, AUSSI ORIGINALE QUE SURPRENANTE."

Un conte moderne hongrois met en scène toute une galerie d'animaux personnifiés loufoques. Leur point commun : avoir été conduits dans la clairière par le chat Micamaca quand la tristesse les a submergés. Le spectacle reprend quelques péripéties de la vie dans cette clairière, pas comme les autres, où la liberté est de rigueur. Un des personnages centraux de ce conte est Dom do Dom, une sorte de nounours déglingué, qui ne sait dire que Dom do Dom... et que tout le monde comprend. 
Tout l'intérêt de cette fable, très malicieuse et un tantinet politique, tient aussi à son adaptation artistique, qui est aussi originale que surprenante. Ces animaux bizarres sont représentés par des dessins colorés ou des silhouettes découpées. Ils apparaissent et disparaissent sur un grand décor, une toile peinte, qui occupe tout le fond de ce petit plateau. Une platine et des disques vinyles, sous les yeux des enfants, servent à fabriquer le mouvement des personnages de théâtre d'ombres et à accompagner musicalement les différentes aventures de nos héros. 
Les enfants retiendront de cette fable moderne que la tristesse est un sentiment que l'on peut partager, que les tricheurs sont souvent démasqués et que ceux qui n'ont pas accès au langage se révèlent plein de sagesse.